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Exploiter la puissance de l’échographie

L’échographie a un haut potentiel insoupçonné que compte bien exploiter Catherine Laporte, professeure au Département de génie électrique et codirectrice du Laboratoire de traitement de l’information en santé à l’École de technologie supérieure (ETS).

En plus d’être peu coûteuse et non invasive, cette technique n’entraîne aucune radiation dommageable.

Cette technique d’imagerie à base d’ultrasons est appréciée par le corps médical et par les patients, car, en plus d’être peu coûteuse et non invasive, elle n’entraîne aucune radiation dommageable pour la santé. On l’utilise notamment en obstétrique, pour visualiser un fœtus dans le ventre de sa mère, ou pour guider un chirurgien lors d’une opération. Seul bémol : l’acquisition et l’analyse des images posent de nombreux défis qui limitent l’utilisation de l’échographie. Actuellement, la visualisation en 2D constitue la norme. À l’aide d’une sonde qu’il doit apprendre à placer et à orienter adéquatement, l’utilisateur obtient de multiples images sous différents angles afin de reconstruire mentalement le volume observé. La qualité de l’acquisition des données et de leur interprétation en 3D dépend donc de l’expérience du praticien.

En collaboration avec des collègues de Polytechnique Montréal, Catherine Laporte et son équipe tentent de développer des modèles de simulation qui guideraient l’utilisateur dans le positionnement de la sonde à ultrasons, afin d’obtenir des images de meilleure qualité. Pour cela, les chercheurs doivent prévoir et calculer toutes sortes de situations possibles, afin d’avoir des modèles prédictifs pour divers organes, tissus et structures osseuses.

Dans le cas des os, par exemple, Catherine Laporte pense qu’on peut exploiter leurs ombres acoustiques pour obtenir plus de renseignements sur l’anatomie. En effet, les os absorbent les ultrasons et bloquent leur transmission en profondeur, ce qui crée des zones d’ombre. Les scientifiques travaillent à développer des algorithmes mathématiques pour analyser ces ombres, ce qui permettrait à un orthopédiste de visualiser le degré de déformation de la colonne vertébrale. Et ce n’est là qu’une des nombreuses façons d’exploiter la puissance de l’échographie !