/ Le scientifique en chef du Québec

Le scientifique en chef du Québec

En poste depuis septembre 2011, le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, représente les intérêts de la science et de la recherche sur de nombreuses tribunes, au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde. Ce grand ambassadeur du Québec scientifique est devenu un personnage bien connu du grand public durant la pandémie de COVID-19 grâce à ses fréquentes interventions dans les médias et à ses talents de communicateur. Depuis septembre 2021, il est aussi président de l’International Network for Government Science Advice (INGSA).

Rémi Quirion

Scientifique en chef du Québec

Mandats

Les mandats du scientifique en chef du Québec sont de :

  • Conseille le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, en matière de développement de la recherche et de la science, et conseille les autres membres du Conseil des ministres sur toute question scientifique susceptible d’éclairer les politiques publiques et émet des avis de nature scientifique. Sollicite l’expertise scientifique dont celle des trois comités scientifiques sectoriels du Fonds.
  • Promeut le conseil scientifique sur les plans local, régional, national et international, de même que la diplomatie scientifique.
  • Favorise le rapprochement entre la science et la société et promeut la culture scientifique et la science participative.
  • Promeut une éthique et une conduite responsable en recherche.
  • Agit pour assurer le positionnement et le rayonnement du Québec ailleurs au Canada et à l’étranger, et le développement de partenariats de recherche internationaux.
  • Agit comme PDG du Fonds de recherche du Québec : dirige le Fonds, propose au conseil d’administration les grandes orientations, promeut la relève en recherche et développe la recherche intersectorielle notamment en lien avec les grands défis de société (changements démographiques et vieillissement de la population; développement durable et changements climatiques, incluant l’IA et le numérique; créativité et entrepreneuriat; dialogue Science et Société).

Notes biographiques

Depuis sa nomination à titre de scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, O.C., C.Q., Ph.D., m.s.r.c., préside les conseils d’administration du Fonds de recherche du Québec et conseille le ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie en matière de développement de la recherche et de la science. Il est élu président mondial du Réseau international en conseil scientifique gouvernemental (INGSA) depuis septembre 2021.

Jusqu’à sa nomination, Rémi Quirion était vice‐doyen aux sciences de la vie et aux initiatives stratégiques de la Faculté de médecine de l’Université McGill et conseiller principal de l’Université (recherche en sciences de la santé). Il était également directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut Douglas, professeur titulaire de psychiatrie à l’Université McGill et directeur exécutif de la Stratégie internationale de recherche concertée sur la maladie d’Alzheimer des Instituts de recherche en santé du Canada. Le professeur Quirion fut le premier directeur scientifique de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies, un des 13 instituts de recherche en santé du Canada.

Ses travaux ont aidé à mieux comprendre le rôle du système cholinergique dans la maladie d’Alzheimer, du neuropeptide Y dans la dépression et la mémoire, et du peptide relié au gène de la calcitonine (CGRP) dans la douleur et la tolérance aux opiacés. Rémi Quirion a obtenu son doctorat en pharmacologie de l’Université de Sherbrooke en 1980 et il a effectué un stage postdoctoral au National Institute of Mental Health, aux États‐Unis, en 1983. Auteur de plus de 750 publications dans des revues scientifiques reconnues, il est l’un des chercheurs en neurosciences les plus cités dans le monde. Récipiendaire de nombreux prix et distinctions, dont l’Ordre national du Québec (chevalier du Québec, C.Q.) en 2003, le prix Wilder‐Penfield des Prix du Québec en 2004 et l’Ordre du Canada (O.C.) en 2007, il est membre de la Société royale du Canada et a également été intronisé au Temple de la renommée médicale canadienne. En 2015, il a été promu Officier dans l’Ordre des Palmes académiques de la République française, une distinction remise par le gouvernement français qui reconnait ainsi son apport au développement des relations franco-québécoises en matière de recherche.