Financement de la DIRD : un certain retour des entreprises et un ralentissement des sources publiques au début des années 2020
La Figure 1-6 présente la structure de financement et la structure d’exécution de la dépense intérieure brute en recherche et développement (DIRD) par secteur institutionnel au Québec.
Côté financement, elle révèle que la plus grande partie des ressources de R-D est fournie par les entreprises qui, pour la période 2000-2023, ont assumé autour de 50 % du financement total de la DIRD. Suivent les établissements d’enseignement supérieur (16 %), le gouvernement fédéral (15 %), les organisations étrangères (8 %), le gouvernement provincial (6 %) et les organisations à but non lucratif (3 %).
On notera toutefois que la part du financement en provenance des entreprises a diminué de façon assez constante au cours de période, passant de 57 % du total de la DIRD en 2000 à 45 % en 2021. À la toute fin de la période, on observe toutefois un regain de la part de financement des entreprises qui atteint 51 % en 2023. Le secteur de l’enseignement supérieur représentait entre 14 % et 16 % du financement de la DIRD jusqu’en 2011. Sa part s’est hissée par la suite autour de 18 % à 19 % jusqu’en 2021 pour redescendre à 16 % en 2023. La part du gouvernement fédéral a oscillé entre 14 % et 17 % entre 2000 et 2020 pour atteindre un creux historique de 12 % en 2023. La part du financement de sources étrangères a fluctué tout au long de période entre 5 % et 8 % avec une pointe à 10 % en 2007 et à 11 % en 2023. La part du gouvernement provincial du Québec se situait à 4 % au début de la période en 2020 et elle a varié entre 6 % et 8 % depuis 2009 pour terminer en 2023 à 6 %. Enfin, la contribution des OBNL a connu elle aussi une certaine augmentation. Elle oscillait entre 2 % et 3 % entre 2000 et 2014 pour atteindre des niveaux de 4 % à 5 % entre 2015 et 2023.
Exécution de la DIRD : une plus grande part pour la recherche en entreprise au début des années 2020
Côté exécution, on constate sans surprise que les entreprises représentent le plus important secteur de réalisation de R-D avec 59 % du total des dépenses sur l’ensemble de la période. La part des entreprises a toutefois diminué avec le temps, puisqu’elle représentait 64 % du total en 2000 et qu’elle a décliné jusqu’à 57 % en 2021. Elle a toutefois remonté à partir de 2022 pour atteindre 63 % en 2023.
Inversement, la participation du secteur de l’enseignement supérieur a connu une croissance appréciable pendant une bonne partie de la période illustrée à la Figure 1-6, passant de 28 % en 2000 à près de 40 % du total de la DIRD entre 2012 et 2021. Elle a connu par la suite un certain recul qui l’a ramenée à 34 % en 2023. La part de la DIRD exécutée par le gouvernement fédéral a elle aussi diminué de façon notable, passant de 7 % à 3 % entre 2000 et 2023. Enfin, les ministères et laboratoires provinciaux ont maintenu leurs dépenses de R-D à environ 1 % du total de la DIRD québécoise.
Figure 1-6 | DIRD au Québec selon le secteur de financement et d’exécution, 2000 à 2023 (en % du total de la DIRD)
Sources : Statistique Canada, Tableau : 27-10-0273-01 (téléchargé le 27 février 2026).
Sources : Statistique Canada, Tableau : 27-10-0273-01 (téléchargé le 27 février 2026).