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La prévention des traumatismes : des données aux politiques

Les blessures sont la principale cause de décès chez les Canadiens âgés de 1 à 44 ans. Chaque année, elles provoquent 14 500 morts et entraînent 225 000 hospitalisations. Il n’est donc pas surprenant que le Programme national de santé publique 2003-2012 fasse de la mise en place de stratégies de prévention des blessures une priorité.

La chercheuse Stephanie Burrows s’intéresse à cette question de la prévention des traumatismes. Ses travaux portent plus précisément sur le lien entre la surveillance et les politiques, lesquelles, croit-elle, se doivent d’être basées sur les meilleures données disponibles. Pour bien concevoir une stratégie de prévention, il faut avoir une idée précise de qui se blesse, quand, où et comment. Il faut aussi examiner ce qui fait augmenter ou diminuer le nombre de blessures pour mieux cibler les interventions. La chercheuse utilise de multiples banques de données liées à la santé de façon à avoir une compréhension plus riche de l’étendue et de la nature du problème ainsi que des facteurs de risque qui y sont associés.

Ses travaux portent sur deux problèmes importants de santé publique. D’abord, elle étudie l’incidence des traumatismes occasionnés par les collisions automobiles à Montréal ; elle compte également croiser ces chiffres avec, d’une part, des caractéristiques concernant l’environnement bâti, et, d’autre part, des caractéristiques socioéconomiques relevées dans les quartiers résidentiels et sur les sites d’accidents. Ensuite, elle se penchera sur la nature des blessures d’un groupe d’enfants et de jeunes de partout au Québec, et ce, sur une période de 20 ans.

Ces résultats permettront d’avoir une compréhension beaucoup plus fine des circonstances et des facteurs de risque liés aux différents types de blessures. Ils fourniront les données sur lesquelles pourront s’appuyer les politiques et les programmes de prévention des blessures.