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Sténose valvulaire aortique : le rôle de l’endothélium

Au cours des 15 dernières années, le domaine des maladies cardiovasculaires a été marqué par une augmentation significative de l’incidence de la calcification de la valve aortique. D’aucuns diront que cette augmentation est probablement attribuable à une amélioration considérable des méthodes diagnostiques ; c’est effectivement un facteur important. Mais d’autres facteurs inhérents à nos sociétés modernes – l’allongement graduel de l’espérance de vie, un meilleur accès aux soins – expliquent aussi la hausse de l’incidence de cette maladie et de nombreuses autres.

Dans la plupart des cas, le phénomène observé est un rétrécissement (sténose) de l’orifice valvulaire aortique, avec à la clé un risque de mort subite. En dépit de l’approche invasive que cela représente, le remplacement chirurgical de la valve demeure actuellement le seul traitement efficace.

Dans ses travaux actuels, le docteur Ismail El-Hamamsy cible les mécanismes cellulaires et moléculaires encore mal compris, ceux des cellules endothéliales plus particulièrement, qui mènent à la sténose de cette valve. Ces cellules recouvrent la valve aortique et, de l’avis du chercheur, elles n’ont pas fait l’objet jusqu’à maintenant d’une attention suffisante.

Pour arriver à ses fins, il se propose d’isoler des cellules endothéliales de valves aortiques humaines – normales d’un côté et calcifiées de l’autre. Prélevées au moment de la chirurgie, les valves feront l’objet d’analyses structurelles et fonctionnelles. À défaut de réussir à prévenir ce type de sténose, le docteur El-Hamamsy souhaiterait ultimement qu’on en arrive à développer des stratégies permettant de renverser ou de ralentir le processus de calcification.