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5 things to know about chemical weapons (French version only)

Le Détecteur de rumeurs est produit par l’Agence Science-Presse, en partenariat avec
les Fonds de recherche du Québec et le Bureau de coopération interuniversitaire

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) confirme que les symptômes observés sur les victimes du raid aérien perpétré dans le village syrien de la région d’Idlib, qui a fait près de 100 morts et des centaines de blessés le 4 avril, sont compatibles avec une exposition à une arme chimique. Cinq choses à savoir sur cette catégorie d’armes.

  1. Ces armes sont interdites

L’utilisation des armes chimiques constitue un crime de guerre. Elles sont interdites par un traité international entré en vigueur en 1997 avec la Convention sur les armes chimiques. Cependant, elles sont encore utilisées dans des conflits armés. Des attaques au gaz sarin, une arme chimique neurotoxique, ont été rapportées à Damas, en Syrie, en 2013.

  1. Ce sont des agents neurotoxiques

Il y a plusieurs catégories d’armes chimiques. L’une d’entre elles, sans doute en cause ici, porte le nom d’agent neurotoxique. L’OMS confirme que les symptômes sont compatibles avec une exposition à des produits chimiques de la catégorie des agents neurotoxiques, dont font partie notamment le gaz sarin, le tabun et le soman.

  1. Ils sont fabriqués avec des insecticides

Les armes chimiques neurotoxiques sont fabriquées avec des insecticides développés dans les années 1930 et 1940 et des sous-composantes chimiques. Liquides à température ambiante, ces agents peuvent être libérés à partir d’une munition (missiles ou obus). Ce sont ses vapeurs, généralement incolores, inodores et insipides qui sont extrêmement toxiques. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le gaz sarin dont il pourrait être question dans l’attaque de cette semaine est difficile et très cher à fabriquer, en plus d’être dangereux à stocker.

  1. Les effets de ces armes sur le corps humain

Les agents neurotoxiques sont absorbés par le système respiratoire, les yeux, la peau et le tube digestif. Comme leur nom l’indique, ils perturbent les liaisons chimiques entre le système nerveux et les muscles. Les symptômes varient selon la catégorie d’arme neurotoxique et peuvent inclure : transpiration, bronches qui se remplissent de mucus, vision embrouillée, vomissements, convulsions et paralysie complète du corps en quelques minutes pouvant mener à l’arrêt cardiaque. Ils sont généralement fatals, même si l’exposition n’a été que très brève.

  1. Les civils peuvent difficilement s’en protéger

Le port d’une combinaison étanche et d’un masque à gaz n’est efficace que s’ils sont portés préventivement. Les personnes qui sont touchées doivent enlever leurs vêtements et décontaminer leur corps avec de l’eau. Puisque ces agents entraînent la paralysie, il faut agir très vite ou être aidé à le faire. Il existe deux antidotes qui doivent être administrés dans les minutes suivant l’exposition. Malgré tout, ils n’empêchent pas d’avoir des séquelles.

– Ève Beaudin, journaliste scientifique

 

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