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Rapports de recherche

Favoriser l’inclusion sociale et le vieillissement actif des aînés ayant une déficience intellectuelle

Le Mentorat Actif : un levier pour accroître la participation d’adultes vieillissants ayant une déficience intellectuelle (DI) à des activités de loisirs et de bénévolat dédiées aux personnes aînées et pour rendre les groupes d’accueil plus ouverts, inclusifs, mobilisés et engagés.

Codéveloppé en recherche‑action avec des intervenantes du Regroupement québécois du parrainage civique, le Mentorat Actif repose sur trois leviers : 1) repérer des groupes accueillants réalisant une activité de loisirs ou de bénévolat, 2) préparer ces milieux, 3) accompagner progressivement l’adulte ayant une DI et le groupe jusqu’à la mobilisation de complices en soutien à la participation de l’adulte ayant une DI. Un coffre à outils (guide, vidéos, formation) et une série documentaire rendent cette stratégie accessible et transférable.

La recherche s’appuie sur 21 rencontres du comité de pilotage, 13 entretiens avec des adultes ayant une DI, 13 entretiens avec des membres de groupes d’accueil et 29 formulaires d’appréciation. Les résultats montrent une hausse de fierté, d’autonomie et de confiance chez les adultes ayant une DI, un sentiment fort d’être attendus et reconnus, ainsi qu’un élargissement du réseau social. Du côté des groupes, une réduction des préjugés, un climat plus positif, des interactions renouvelées et un sentiment d’utilité valorisant sont observés.

Les ingrédients du succès sont clairs : ouverture du groupe, activités non compétitives, rôle central de l’intervenante et flexibilité. Les principaux enjeux demeurent la fiabilité du transport adapté et la préparation des groupes à communiquer adéquatement avec l’adulte ayant une DI. Trois actions prioritaires se dégagent : reconnaître le transport comme condition d’inclusion, soutenir une accessibilité globale (communication claire, outils en langage simple, coûts réduits) et outiller les membres offrant du soutien au sein des groupes. Si ces actions sont suivies, les retombées attendues sont majeures : une participation sociale plus stable et significative des personnes aînées ayant une DI, des milieux plus accueillants et, au-delà, une cohésion sociale renforcée.

Chercheuse principale : Élise Milot, Université Laval

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