Faire face à une surcharge de travail représente le premier facteur en cause dans la détérioration de la santé psychologique au travail (Telus Health, 2024). Mieux comprendre la (sur)charge de travail dans cette nouvelle réalité changeante des personnes des métiers du savoir est une question urgente pour agir sur la santé psychologique au travail et ainsi soutenir toutes les parties prenantes. Une recension des écrits, une collecte de données auprès des personnes travailleuses du savoir et une démarche de co-construction avec les parties prenantes afin de traduire les résultats en solutions concrètes sont les trois phases de ce projet multidisciplinaire.
Ce que l’on retient, c’est que la manière dont une personne perçoit une demande, mobilise ses ressources et s’ajuste en cours d’action sont des caractéristiques essentielles à considérer dans la charge de travail. Mais ce qui fait vraiment la différence, ce ne sont pas seulement les tâches prévues (et imprévues) qui sont accomplies : c’est la satisfaction ressentie face au travail réalisé. Achever toutes les tâches n’est pas une garantie de satisfaction du travail et d’une santé psychologique optimale si l’effort requis (attention et concentration) est difficilement soutenable dans le temps. Renforcer ses ressources personnelles en prenant le temps de récupérer, en ajustant au fil de l’action ses efforts, ses perceptions et sa façon de répondre aux exigences, puis en reconnaissant ce qui a été accompli, constitue un levier important de satisfaction au travail.
Face à la complexité et au besoin d’innover, de nouveaux cadres doivent être coconstruits pour soutenir la collaboration au travail. Si l’adéquation entre les ressources et les capacités des organisations, des équipes et des personnes avec les exigences du travail est encore rarement évaluée, il est impératif de repenser une organisation du travail trop souvent désordonnée. Un forum impliquant toutes les parties prenantes représente une opportunité de favoriser la santé et stimuler l’innovation pour passer de la perspective « faire toujours plus avec moins », à « faire différemment, satisfaisamment et durablement ».
Chercheuse principale
Catherine Ratelle, Université Laval
Titre original : Communication famille-école et qualité de la relation enseignant-parents : Antécédents et conséquences pour l’accompagnement scolaire du parent et la réussite scolaire de l’élève



