L’intervention permet de maximiser en six séances la force de la perception d’efficacité personnelle vis-à-vis la capacité de résister à la tentation de jouer, ce qui relève sur le plan théorique d’un apprentissage venant inhiber les automatismes entre le fait de se retrouver devant une situation de jeu et s’engager dans les comportements liés au jeu.
Grâce au recours à un devis de recherche utilisé moins fréquemment, mais néanmoins assez rigoureux pour tirer des conclusions de cause à effet, l’équipe a pu faire fi des défis de recrutement et mener à bien le projet. Le chercheur et son équipe démontrent que le désir de jouer à des jeux de hasard et d’argent et la perception d’efficacité personnelle à ne pas jouer ont systématiquement et statistiquement changé chez les participants de l’étude.
Grâce au programme d’Actions concertées, le Québec innove à deux niveaux, soit dans : a) la démonstration qu’un programme d’exposition ciblant l’apprentissage inhibitoire et la perception d’efficacité personnelle permet de réduire le désir de jouer et b) le recours à la réalité virtuelle pour effectuer l’exposition.
La principale recommandation découlant de cette étude porte sur l’intégration de l’exposition, telle que détaillée et rendu disponible dans le guide d’intervention en annexe au rapport de recherche, dans les programmes d’intervention pour le trouble lié au jeu d’argent. L’ajout de l’exposition au coffre d’outil des milieux d’intervention, notamment en tenant compte de mécanismes désormais mieux connus et ciblés, pourrait s’avérer plus efficace pour modifier à la fois les émotions, les croyances et les comportements impliqués dans les jeux de hasard et d’argent.
Chercheur principal : Stéphane Bouchard, Université du Québec en Outaouais



