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Perspectives 2016

Je vous souhaite à tous santé et succès pour 2016! Nous ferons face encore à de nombreux défis cette année, mais nous sommes confiants que de nouvelles occasions d’appuyer la recherche et l’innovation se concrétiseront au Québec et au Canada. Les dernières années, on le sait, ont été difficiles, et ce, sur plusieurs plans. Nous gardons espoir et, à cet égard, 2016 pourrait se révéler un bon indicateur et baromètre.

Sur la scène fédérale et provinciale

Des signaux en ce sens nous viennent du nouveau gouvernement fédéral et de Québec. Au niveau fédéral, j’ai déjà rencontré à deux reprises la ministre des Sciences, Mme Kirsty Duncan, et les hauts dirigeants des trois conseils subventionnaires ont été invités (le CRSH) ou seront invités (le CRSNG et les IRSC) aux séances des conseils d’administration des trois Fonds de recherche du Québec (FRQ) pour échanger avec les membres. Une rencontre avec la direction de la Fondation canadienne pour l’innovation et son PDG, M. Gilles Patry, a aussi eu lieu. De plus, l’ancien PDG de Génome Québec, M. Marc Lepage, vient tout juste d’être nommé à la tête de Génome Canada, ce qui devrait faciliter davantage les liens entre ces deux organismes. Un des principaux objectifs de toutes ces rencontres est d’assurer une meilleure coordination entre les stratégies canadiennes et québécoises en matière de recherche et d’innovation, afin que les chercheurs et étudiants-chercheurs du Québec soient le plus compétitifs possible sur la scène nationale et internationale.

Au niveau provincial, le premier ministre, M. Philippe Couillard, a mentionné à plusieurs reprises que l’une des grandes priorités de son gouvernement en 2016 serait l’innovation. Et, bien sûr, la recherche et l’innovation vont de pair! Déjà, plusieurs programmes conjoints entre les FRQ et divers ministères sont en voie d’être finalisés. À titre d’exemple, mentionnons ici des collaborations dans le domaine de la stratégie culturelle numérique, de la stratégie maritime, du développement durable, de la radicalisation et des instituts de première ligne. De plus, tel qu’annoncé dans mon dernier message, les plans stratégiques 2014-2017 de chacun des Fonds ont été mis en ligne (voir le site Web de chaque Fonds) pour consultation, commentaires et suggestions.

Cette année, nous accorderons une attention particulière au développement de programmes de recherche intersectorielle centrés sur trois grands défis de la société québécoise  – les changements démographiques; les changements climatiques et le développement durable; l’entreprenariat et la créativité – mentionnés dans les plans stratégiques des FRQ. En parallèle, le comité intersectoriel étudiant devrait nous soumettre diverses propositions visant à améliorer la formation des étudiants et le type de programmes de bourses offerts par les FRQ, afin de mieux tenir compte des réalités et défis d’aujourd’hui et de demain.

Communications et mobilisation des connaissances

Dans un de mes messages de l’an dernier, je mentionnais certaines de mes inquiétudes face à la remise en question de la science et de la recherche par certains groupes ou segments de la population. Nous avons donc organisé des séances de réflexion sur le sujet et rencontré plusieurs intervenants, dont des journalistes et communicateurs scientifiques, des élus et des citoyens. Le tout a culminé par un forum, le 4 décembre dernier à la Grande Bibliothèque, à Montréal, qui a réuni plus de 150 participants (chercheurs, étudiants, communicateurs scientifiques, journalistes, représentants de la société civile). Nous achevons actuellement la rédaction du rapport du forum et des propositions des participants, et nous prévoyons être en mesure d’actualiser plusieurs de ces dernières dès cette année. À titre d’exemple, mentionnons une meilleure reconnaissance, dans tous nos programmes, de la participation des chercheurs et étudiants-chercheurs à des activités de diffusion grand public et de transfert ou de mobilisation des connaissances. Une étroite collaboration avec nos partenaires des milieux académiques sera essentielle pour assurer l’impact d’une telle mesure.

De plus, nous avons organisé en 2015 deux activités d’information scientifique pour les élus de l’Assemblée nationale du Québec sur des travaux et résultats de recherches effectués et présentés par nos chercheurs. Les élus ont apprécié ces activités scientifiques et certains ont même décidé de créer un groupe de travail en lien avec les FRQ afin de mieux les informer sur les questions de l’heure en recherche et innovation (par exemple, l’impact sociétal de l’édition du génome rendu possible par la méthodologie CRISPR). D’autres activités sont prévues en 2016. Toujours dans une optique de diffusion, j’ajouterais le partenariat des FRQ avec le Palais des congrès de Montréal, qui vient aussi d’être annoncé et qui prendra la forme d’un programme relatif aux congrès scientifiques (lire le communiqué).

Rayonnement international

Au niveau international, les directeurs scientifiques et moi avons participé à quelques missions du gouvernement, dont la toute dernière dans le cadre de la COP21 à Paris. Mon objectif premier dans le cadre de cette grande conférence était d’assurer la visibilité des chercheurs québécois dans le domaine des changements climatiques, et ce, plus particulièrement dans le cadre du développement à Montréal de Future Earth. J’ai aussi participé à la dernière rencontre du comité de gouvernance de Future Earth, qui a permis de conclure le protocole d’entente entre le conseil d’administration de cette organisation mondiale, son directeur exécutif, M. Paul Shrivastava qui est basé à l’Université Concordia, et les pôles dont celui de Montréal. Divers programmes de recherche financés en partie par Future Earth et le Belmont Forum devraient être lancés en 2016. J’espère que nos chercheurs seront des collaborateurs dans plusieurs de ces programmes. À suivre!

En parallèle à la COP21, j’ai participé à un sommet sur l’innovation organisé par la Communauté européenne. J’ai alors eu l’occasion de rencontrer le commissaire européen à la recherche, à l’innovation et à la science, M. Carlos Moedas, et plusieurs hauts dirigeants d’organismes européens. Mon objectif est de mieux nous positionner dans le cadre des grands programmes européens, et même de participer à titre d’observateur à la prochaine planification stratégique (post-Europe 2020) sur la recherche et l’innovation de la Communauté européenne.

Par ailleurs, nous avons accueilli en novembre dernier le scientifique en chef de la Nouvelle-Zélande, Sir Peter Gluckman. Sa visite a été des plus productives, aussi bien lors de rencontres tenues à Ottawa qu’à Montréal. Nous avons discuté de la prochaine réunion des scientifiques en chef (et leurs équivalents), qui aura lieu en septembre prochain, à Bruxelles. Sir Gluckman en préside le comité organisateur, dont je fais partie. Cette rencontre devrait permettre de comparer les approches et les façons de faire des scientifiques en chef dans le monde, en plus d’explorer la création de formations multilingues dans le domaine de la politique scientifique.

Nominations au sein des FRQ

Plusieurs changements sur le plan administratif ont été récemment effectués aux FRQ. Tout d’abord, Mme Louise Poissant, nommée directrice scientifique du Fonds Société et culture, est entrée en fonction en octobre dernier. Mme Karine Assal a été nommée directrice administrative des FRQ, en remplacement de M. Pierre Prémont, qui a pris sa retraite tout en demeurant associé aux FRQ à titre de secrétaire des trois conseils d’administration. Enfin, M. David Côté a été nommé directeur du Service des finances, alors que Mme Elisabeth Garin a été nommée directrice du Service de la planification et de la performance en remplacement de Mme France Busque, qui a pris une retraite bien méritée. La nouvelle équipe est fort enthousiaste et désire être davantage à l’écoute de la communauté des chercheurs et des étudiants-chercheurs du Québec. N’hésitez pas à nous contacter pour tout commentaire et toute suggestion.

Rémi Quirion, O.C., C.Q., Ph. D., m.s.r.c.


 

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