2.7

Capacité de recherche

Intensité de la scolarisation universitaire : l’écart se creuse

Le taux d’obtention de diplôme présenté à la Figure 2‑7 correspond à la proportion de personnes dans chaque cohorte d’âge qui obtiennent un baccalauréat. Cet indicateur traduit en quelque sorte l’intensité de la scolarisation universitaire des générations montantes (voir encadré). Comme le laissent deviner les données de la Figure 2‑6, cet indicateur confirme qu’en 2011, avec un taux d’obtention de 33,2 %, les jeunes Québécois sont proportionnellement moins nombreux à décrocher un baccalauréat que l’ensemble des jeunes Canadiens (35,2 %).

Il convient de mentionner que cet écart s’est creusé depuis onze ans, puisqu’en 2000, le taux du Québec se chiffrait à 26,6 % et celui du Canada à 27,2 %. Il faut aussi remarquer que l’écart s’est creusé entre le Québec et la moyenne de l’OCDE qui a grimpé de 28,2 % à 38,9 % entre 2000 et 2011. Notons enfin que, si certaines économies très fortes comme la Suisse, l’Allemagne et l’Alberta affichent des taux d’obtention du baccalauréat inférieurs à celui du Québec, ce dernier apparaît néanmoins à la traine de la plupart des juridictions représentées à la Figure 2‑7.

Figure 2-7 | Taux d’obtention d’un diplôme de baccalauréat (CITE 5A) au Québec, les provinces canadiennes et les pays de l’OCDE, 2000 et 2011

Sources :  QUÉBEC : MELS, Indicateurs de l’éducation – 2011, tableau 5.6; MELS, Indicateurs de l’éducation – 2013, tableau 5.6; PROVINCES CANADIENNES : Statistique Canada, Indicateurs de l’éducation au Canada : une perspective internationale 2011, Tableau A.3.1 et Statistique Canada, Indicateurs de l’éducation au Canada : rapport du Programme d’indicateurs pancanadiens de l’éducation 2005, Tableau D5.4. OCDE, Regards sur l’éducation 2013, Tableau A3.2.
* Année  de référence 2010 et non 2011 pour l’Islande, la Grèce et le Canada; 2008 pour les provinces canadiennes.

Taux d’obtention d’un diplôme de baccalauréat

Le taux d’obtention du baccalauréat est le rapport entre le nombre de diplômes de baccalauréat décernés chaque année et le nombre de personnes en âge théorique d’obtenir ce diplôme présentes dans la population. Au Québec, par exemple, l’âge théorique d’obtention du baccalauréat est de 22 ans. Le taux d’obtention du baccalauréat se calcule donc en divisant le nombre de personnes ayant obtenu un premier diplôme de baccalauréat dans les universités québécoises pendant une année donnée par le nombre de personnes de 22 ans au Québec au cours de la même année.

Il est à noter que les taux d’obtention de diplômes sont sensibles à la mobilité internationale et interprovinciale des étudiants, puisque les étudiants qui obtiennent un diplôme dans un territoire donné mais qui proviennent de l’extérieur de ce territoire seront comptés au numérateur (n. diplômes), mais seront exclus au dénominateur qui repose sur les statistiques démographiques de ce même territoire (taille de la cohorte en âge théorique d’obtention du diplôme).

Il faut aussi préciser que les comparaisons internationales réalisées avec les taux d’obtention de diplômes aux études des cycles supérieurs sont moins fiables en raison des disparités qui existent d’un pays à l’autre dans le contenu et la durée des programmes d’études avancées.

Sources : OCDE (2012), Regards sur l’éducation 2012, Paris, OCDE, Annexe 1, Tableau X1.1c; Robert Maheu (1998), « La diplomation à l’enseignement secondaire, collégial et universitaire en 1995 : une comparaison Québec-pays de l’OCDE », Bulletin statistique de l’éducation, no 4.