2.8

Capacité de recherche

Hausse significative du nombre d’étudiants soutenus par les Fonds

La Figure 2‑8 présente les données concernant les bourses de mérite accordées à des étudiants du Québec pour la poursuite d’études de deuxième ou troisième cycle, ou encore pour la réalisation de stages postdoctoraux. Notons que les nombres annuels de boursiers et les montants accordés correspondent ici à ce qui est versé annuellement par les organismes subventionnaires et non aux résultats des concours. C’est dire, par exemple, qu’un étudiant qui reçoit une bourse pendant trois ans est compté dans le nombre de boursiers à chacune des années durant lesquelles sa bourse est active et que les montants qui lui sont versés sont répartis, eux aussi, sur ces trois mêmes années.

Ces données traduisent donc l’aide fournie aux étudiants à chacune des années. Comme le montre la Figure 2‑8, les organismes québécois et fédéraux soutenaient autour de 4 500 étudiants au début des années 2000 et environ 7 000 en 2009 et 2010, mais ce nombre a été réduit par la suite pour atteindre 6 100 en 2015. Pour leur part, les montants accordés ont augmenté rapidement entre 2000 et 2009, passant d’un peu moins de 60 M$ à environ 120 M$ entre 2009 et 2014, suivi d’une réduction à 114 M$ en 2015. Considérant toutefois que le nombre d’étudiants inscrits au Québec dans des programmes de maîtrise et de doctorat (sans compter les stagiaires postdoctoraux) est passé au même moment de 42 000 à 70 000, il faut reconnaître que cette forme d’aide ne touche tout au plus que 9 % à 10 % des étudiants.

Figure 2-8 | Bourses de mérite accordées aux étudiants du Québec par les conseils fédéraux et les fonds québécois, 2000 à 2015

Sources : Outils de recherche d’octrois du CRSH et CRSNG et compilation spéciale réalisée par l’OST à partir de la base de données sur la recherche financée des IRSC; Rapports annuels des Fonds québécois, de 2001 à 2016.
* Les données des conseils fédéraux ne concernent que les boursiers qui fréquentent un établissement québécois et excluent les étudiants québécois qui poursuivent leurs études hors du Québec.