2.5

Capacité de recherche

Formation universitaire : un rythme de croissance en perte de vitesse

Au cours des quinze dernières années, les études universitaires ont poursuivi de façon régulière la croissance qu’elles avaient entamée au cours des années 1960. Les inscriptions dans les programmes de baccalauréat sont passées de 120 000 à 170 000 entre 2000 et 2014, soit une augmentation d’environ 40 % (Figure 2‑5). Au cours de la même période, les études des cycles supérieurs ont progressé de 60 % au deuxième cycle et de 85 % au doctorat. Les inscriptions sont en effet passées de 32 600 à 53 100 au deuxième cycle et de 8 700 à 16 000 au doctorat.

Toutefois, le rythme de croissance des études universitaires au Québec ne suit pas nécessairement celui du reste du Canada. Au baccalauréat par exemple, les inscriptions enregistrées dans les universités québécoises représentaient 20 % du total canadien en 2000, mais seulement 18 % en 2014 (Figure 2‑5, lignes rouges). Au deuxième cycle, la part du Québec a décliné de 40 % en 2004 à 37 % entre 2007 et 2014, après s’être maintenue autour de 40 % de 2000 à 2003. Au doctorat, le Québec représentait environ 32 % des inscriptions entre 2000 et 2006, mais sa part a ensuite décliné de façon continue pour atteindre 30 % entre 2009 et 2014.

Figure 2-5 | Nombre d’étudiants inscrits au baccalauréat, à la maîtrise et au doctorat, 2000 à 2014

Source : Statistique Canada, CANSIM 477-0019, (téléchargé le 14 juin 2017).
*Il est à noter que les données CANSIM du Système d’information sur les étudiants postsecondaires de Statistique Canada ne permettent pas de distinguer les personnes inscrites à un programme de maîtrise de celles inscrites à d’autres programmes de 2e cycle (microprogrammes et attestations).