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Investissements

Dépense intérieure brute de R-D : le Québec en perte de vitesse

La Figure 1‑1 présente, en dollars constants, la dépense intérieure brute en recherche et développement (DIRD) pour l’ensemble des secteurs institutionnels du Québec. Elle révèle que la DIRD québécoise a crû d’année en année au début des années 2000 (sauf en 2005), passant ainsi de 6 871 millions à 8 157 millions de dollars entre 2000 et 2006. On note toutefois qu’au cours de cette même période, la croissance annuelle des dépenses tend à ralentir. Puis, à partir de 2007, les investissements en R-D diminuent d’année en année (sauf en 2011) pour se retrouver à 7 559 millions de dollars en 2013, soit le niveau qu’ils avaient atteint douze ans plus tôt en 2001.

Cette décroissance des montants réels investis en recherche s’est aussi traduite par une diminution de l’effort relatif du Québec. Alors que le ratio DIRD / PIB (produit intérieur brut) a connu une croissance appréciable entre 2000 et 2002, passant de 2,57 % à 2,80 %, on assiste au contraire à une érosion assez constante après cette date. Ainsi, entre 2002 et 2013, le ratio DIRD / PIB du Québec est passé de 2,80 % à 2,29 %, atteignant ainsi son niveau le plus bas au cours des 14 dernières années.

Figure 1-1 | Dépense intérieure brute de R-D (DIRD) au Québec (en $ constants), 2000 à 2013

Sources : Statistique Canada, CANSIM Tableau 358-0001 et Tableau 384-0038, (téléchargés le 14 juin 2017).

La recherche et le développement expérimental (R-D types de personnel en R-D)

Les statistiques sur la recherche et le développement expérimental (R-D) font l’objet de normes internationales définies par l’OCDE dans le manuel « de Frascati », du nom de la ville italienne où a eu lieu la première rencontre des experts nationaux qui ont élaboré ces normes. Dotées d’une bonne comparabilité internationale, les statistiques de R-D permettent ainsi de situer la performance du Québec par rapport à celles des autres économies avancées, du point de vue des investissements et des ressources humaines consacrées à la recherche.

Soulignons que la R-D est définie de façon très englobante puisqu’elle comprend toutes « les activités créatives et systématiques entreprises en vue d’accroître la somme des connaissances — y compris la connaissance de l’homme, de la culture et de la société — et de concevoir de nouvelles applications à partir des connaissances disponibles. »

Ajoutons enfin que les enquêtes réalisées selon la méthode de Frascati visent l’ensemble des secteurs institutionnels où peuvent être exécutés des travaux de R-D, ce qui comprend l’enseignement supérieur, les entreprises, les gouvernements, de même que les organisations à but non lucratif.

Source : OCDE (2015), Manuel de Frascati. Lignes directrices pour le recueil et la communication des données sur la recherche et le développement expérimental – Mesurer les activités scientifiques, technologiques et d’innovation, 7e édition, Paris, OCDE, 443p.